Record of Grancrest War - Anime (2018)
Record of Grancrest War - Anime (2018)

Anime de Shinichi Omata Fantastique, animation et action (terminée) BS11 25 min 6 janvier 2018

Le chaos entraîne des catastrophes mais les Lords (seigneurs) du continent ont le pouvoir du Crest (une marque du Saint) qui leur permet de s’opposer au chaos et protéger la population.

Cependant, la soif de pouvoir de ces seigneurs les poussent à se faire la guerre pour conquérir au lieu de préserver la paix.

Nous suivons les aventures de Siluca Meletes, une mage qui méprise les Lords pour avoir abandonner leur serment, et de Théo, un chevalier errant cherchant à devenir plus fort pour un jour libérer sa ville natale qui est sous la domination tyrannique.

Ils se jurent de travailler ensemble pour réformer le continent afin de stopper les guerres et le chaos qu’elle engendre.

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Grancrest senki est à l’origine un Light Novel de Ryō Mizuno, auteur du célèbre Lodoss tō Senki (connu sous son nom français « Les Chroniques de la guerre de Lodoss ») qui avait eu le droit à une adaptation en anime par le studio Madhouse et Michiru Ohshima. Le deuxième roman de Ryo Mizuno a d’abord connu une adaptation en manga puis en anime réalisé par le studio A-1 Pictures, et c’est celle-ci qui nous intéresse aujourd’hui.

Pour contextualiser un peu, la parution de Lodoss tō Senki s’est étalée sur 2 ans (1988-1990) pour un total de 4 tomes, là où Grancrest Senki s’est lui terminé récemment avec son 10ème volume. Le contenu que propose les deux histoires est donc très loin d’être similaire, on pourrait voir Lodoss tō Senki comme un premier coup d’essai pour l’auteur afin de gagner de l’expérience, qui s’est ensuite lancer dans un projet de plus grand envergure avec Grancrest Senki. Et c’est de là que vient le problème fondamental de l’adaptation d’A-1 Pictures : si les 4 tomes de Lodoss tō Senki ont pu être intégralement couverts avec 13 OAVs et une série de 27 épisodes, faire part de manière décente d’une histoire qui compte plus du double de volumes en seulement 24 épisodes était perdu d’avance.

Et de ce constat initial s’explique sans doute le défaut majeur de cette série : un rythme bien trop effréné, ainsi qu’une tendance à vouloir absolument faire entrer une intrigue complète dans un épisode de 20 minutes, notamment la révolte contre les Rossini pour la libération de Sistina, terre natale du héros. Le pire reste selon moi les derniers épisodes, qui n’ont plus aucun sens dans leur déroulement : il s’agit tout au plus d’une succession d’événements certes intéressants, mais sans lien logique (invasion du la ville, combat contre le cyclope, combat contre le roi des vampires, discussion avec le chef de la guilde des mages etc…). C’est vraiment dommage lorsqu’on remarque que finalement, cette logique avait été préservée malgré les écarts de rythme.

Passons maintenant aux qualités, et s'il y en a bien une qu'il faut vraiment retenir dans cette série, et qui est de plus en plus rare avec les animes de guerre (genre l’immonde Gate), c'est sa cohérence : la progression de l'histoire est logique et sans détour inutile. On voit où on veut en venir, mais le comment est lui plus ou moins complexe à déceler, et c'est cela qui fait une bonne intrigue. La montée en puissance de Théo devenant célèbre par ses faits d’armes, qui devient le second d’un seigneur très influant, et apprend de cette situation pour gagner en maturité et renommée pour petit à petit s’imposer comme leader d’un large groupe de seigneurs, soit l’une des trois personnalités les plus importantes du continent. Cette volonté d’aller droit au but, on la retrouve également dans le relationnel : l’amour entre Théo et Siluca se voit ainsi très vite développer, on échappe heureusement à la romance culcul d’adolescents pour se diriger vers une relation assumée des personnages.

L’autre grand point positif serait finalement l’intrigue en elle-même, vraiment prenante et parfois assez sombre. Certains épisodes m’ont d’ailleurs beaucoup marqué, à l’instar du 9, très bien réalisé car construit en "miroir", c'est-à-dire que d'un côté on a l'amour pur et innocent de Théo et Siluca qui se concrétise et en parallèle son côté le plus perverti et rendu amer par la guerre avec l’intrigue de Marrine, assez perturbante. Les épisodes 11, 13, 17 et 22 sont eux aussi excellents et mériteraient qu’on s’y attarde un peu plus.

Enfin intéressons-nous à la forme, et là il y beaucoup à dire également. D’un point de vue musical l’anime est correct, un thème en particuliers ressort mais est bien trop utilisé, étant le seul vraiment bon de la série. Un soin particulier a été donné aux décors et aux lieux ce qui est très appréciable. Là où le bât blesse, c’est bien évidemment l’animation. Et cela devient vraiment une mauvaise habitude chez A-1 Pictures, j’ai l’impression qu’ils restreignent à fond le budget pour leurs séries et qu’il ne faut surtout pas le dépasser, après c’est aux animateurs de se démerder pour que ça rentre dans le cahier des charges. Si certaines scènes d’action sont ainsi très soignées (les premières surtout), d’autres sont totalement ridicules à cause d’un changement radical de direction artistique qui devient ultra minimaliste, à l’instar du combat final entre Theo et Milza (qui fait largement penser au combat contre le Lancer rouge dans Fate Apocrypha). Là aussi cela témoigne d’une volonté de prendre peu de risque, de ne surtout pas investir trop dans un anime dont le succès est incertain. Je sais qu’il s’agit d’une entreprise, mais quand cela devient flagrant à ce point, honnêtement ça gâche un peu le visionnage. Si je peux pardonner sa réalisation médiocre à Golden Kamui cette saison, le studio en charge étant récent et disposant d’un faible budget, ce n’est pas le cas pour A-1 qui ont démontré un très grand talent par le passé en terme d’animation (Your Lie in April, Tetsuwan Birdy Decode…).

C’est donc un bilan en demi-teinte pour Grancrest Senki, qui tend vers le positif mais déçoit car aurait vraiment pu être bien meilleur. D’un côté j’en veux à A-1 Pictures de ne pas avoir fait le nécessaire pour permettre à une histoire de cette envergure d’être correctement adaptée, mais en même temps ce genre d’anime de 24 épisodes se faisant de plus en plus rare (et on a le luxe d’avoir une fin concluante), je me dis qu’en cette période de l’animation japonaise, je dois me contenter de ce que ce studio m’a donné, c’est-à-dire une véritable héroïque fantasy qui se tient jusqu’au bout. Toujours est-il que les mecs de A-1 ont manqué d’ambition, aussi bien dans le format choisi que dans le budget dédié à l’anime. 7/10.