The White Princess - Série (2017)
The White Princess - Série (2017)

Série de Alex Kalymnios et Jamie Payne Mini-série et drame 1 saison (terminée) Starz 45 min 16 avril 2017

Suite de "The White Queen" se déroulant pendant la Guerre des Deux-Roses en Angleterre (XVème siècle), selon le point de vue des femmes.

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Serie The White Princess torrent



Faisant suite à "The White Queen" et prenant pour cadre la Guerre des 2 Roses, "The White Princess" Elizabeth d'York succède à la reine blanche. Contrainte d'épouser le nouveau roi, Henri 7, quel camp va-t-elle soutenir? Car en cette sombre époque de guerre, complots, obscures alliances et meurtres, il semble que seules les femmes détiennent le pouvoir d'écrire l'histoire, ce qu'elles font hardiment, hautaines ou effacées, elles relèguent tous les rôles masculins au rang de pantins obéissants ou simples figures du décor. Car, vous l'aurez rapidement compris après avoir commencé la série, plus qu'un tronçon d'histoire du point de vue des femmes, c'est un épisode d'histoire revu pour plaire aux femmes avec les ingrédients(parfois frivoles, parfois essentiels)censés constituer les centres d'intérêt féminin. Incontournable, le soin apporté aux vêtements et aux parures, à la décoration, la beauté donc. Et la beauté se déverse, chatoie, déborde, douce et agréable... un peu trop pour la simple notion de réalisme: d'élégants costumes très colorés, richement brodés non dénués d'une touche contemporaine, une belle princesse aux longs cheveux blonds, volontaire, sage et surtout très amoureuse, des jardins luxuriants où s'ébattent les enfants, devisent les gentes dames et beaux seigneurs sous un doux soleil qui rarement s'assombrit, une touche de magie celte ancestrale, quelques scènes de guerre et d’exécution, un cachot et l'évocation furtive et récurrente de meurtres d'enfants royaux: nous y sommes, sur fond historique, la délicate broderie d'un roman pour dames, le conte avec au centre une princesse, des sorcières et un grand amour.

Pour autant, ce n'est pas désagréable à suivre, juste un peu trop lisse, chaque personnage tient son rôle avec plus ou moins de crédibilité et suit la trajectoire de l'intrigue : une héroïne parée de tous les dons qui(ça tombe bien) tombe amoureuse des rois qui lui sont destinés, passionnément aimée en retour, protégeant ses enfants comme une tigresse et par conséquent le trône que se disputent des reines maléfiques et des sorcières assoiffées de pouvoir. Les hommes gravitent autour d'elles, guettant leur approbation et leurs conseils, trop soumis, soit amoureux, soit indécis et crédules, rarement partie prenante de l'histoire.

Une esthétique soignée, les vêtements d'apparat, brillants et coûteux se montrent autant pour parader dans les palais que dans les rues et les sentiers de campagne. Je suppose que cette débauche de luxe est rendue possible par la propreté des extérieurs et l’indéfectible douceur du climat: de L'écosse au sud de l'Espagne, le climat semble clair et agréable , les jardins rayonnent de soleil, les pièces sont inondées de lumière(oui même la lucarne du cachot déverse une cascade de clarté), la nature foisonne, les étoffes chatoient. Ni pluie, ni boue, ni froid, ni canicule incommodante. la guerre même se revêt d'une grandeur romantique. Ce qui a pour conséquence d’ôter tout réalisme à l'histoire ainsi qu'aux personnages. Jolie monotonie agréable à l’œil, cet environnement décoratif et flatteur fait des protagonistes les héros d'un conte imaginaire dont les motivations, passions et émotions nous demeurent lointaines, indifférentes. Ils sont aussi désincarnés que les personnages fictifs qu'ils sont d'ailleurs. C'est distrayant, joli et sans conséquence, ça ne laissera pas une empreinte marquante.