Super Mario 3D World (2013) - Jeu vidéo
Super Mario 3D World (2013)  - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Nintendo Wii U Plateforme 21 novembre 2013

Toute l'équipe de Super Mario Bros. 2 rempile pour un nouvel épisode de Mario pour leur première aventure en 3D, jouable en multijoueur.

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Jeux Super Mario 3D World (2013) torrent



Les rageux vont adorer détester ce jeu. Ils vont détester le costume de chat mis en avant sur la jaquette. Ils vont trouver ça trop naïf, trop enfantin ou je ne sais quoi, oubliant que Mario a déjà été raton laveur, abeille, nuage ou même grenouille et que ça ne nous avait pas plus ému que ça. Remarque, la cape, ça faisait peut-être plus viril. Ceux qui ont aimé Mario avant, et qui vont détester ce Mario 3D World vont devoir affûter leurs arguments car avec cet opus, la franchise retourne vers quelque chose qu'elle avait perdu ou dont elle s'était éloignée : le fun à l'état pur. Ils ne s'attarderont bien sûr pas sur une maniabilité exemplaire ou des graphismes somptueux, car pour un Mario, c'est un minimum. Pour satisfaire avec son plombier, les employés de Nintendo savent qu'ils doivent mettre la barre très haut. Ils l'ont fait, les rageux vont redoubler de rage car Nintendo a réussi ici un tour de force, un coup de maître : la firme niponne vient peut-être de sortir le meilleur Mario de tous les temps. Ils critiqueront aussi le mode multijoueur, chouinant que c'est injouable, sans comprendre que tout le fun est justement là et que les gens assis à côté d'eux ne sont pas forcément des alliés et peuvent devenir leurs pires ennemis.

On remarquera que depuis que Nintendo fait du jeu vidéo la firme a des réactions bizarres face aux difficultés ou au succès. Quand le constructeur vend des consoles à gaver, il va éviter les risques et marcher sur des terres qu'il connaît comme avec New Super Mario Bros sur Wii. Du coup, c'est le joueur qui se trouve désabusé en ayant l'impression qu'on a passé son jeu à la photocopieuse. Mais dès que le constructeur perd pied, il déploie une créativité hors norme pour que la machine se vende comme avec Majora's Mask sur N64.

Ce jeu transpire le fun, la bonne humeur et la joie. Y'a des softs comme ça où t'as le sentiment que les concepteurs se sont vraiment cassés le cul pour faire un truc énorme et que tu prennes un putain de pied. Bien sûr, le jeu souffre de quelques défauts, comme sa facilité. Il ne vous faudra pas longtemps pour arriver jusqu'au bout. Mais si vous décidez de récupérer toutes les étoiles, ça sera une autre paire de manches. Et même, très sincèrement, je vois pas comment on aurait pas envie d'aller découvrir les moindres secrets et recoins de ce soft. En fait, Nintendo arrive ici à ravir les plus petits avec un jeu finissable facilement et les plus grands avec des secrets et des découvertes absolument partout qui vont considérablement rallonger la durée de vie.

J'ai retrouvé plusieurs sensations que je n'avais pas éprouvées depuis bien longtemps en jouant à ce Mario. Je me souviendrais toujours du bonheur que m'avait procuré la découverte de la « secret area » dans Super Mario World ou de l’enthousiasme que me procurait la découverte du château de Peach dans Mario 64. Ici, j'ai retrouvé ses deux sensations mêlées. J 'en ai pris plein la vue à travers des niveaux au level design extrêmement abouti et intelligent et en découvrant des surprises à chaque sortie de tuyau. Le monde que l'on parcours ne ressemble en rien au précédent et sera bien différent du suivant. On passe du labyrinthe à la plate forme pure en passant par les courses à dos de... de trucs bizarres. Et on a toujours envie de savoir, d'avancer, de découvrir. Je me suis retrouvé comme un gamin devant un sapin de Noël avec ma manette. Nintendo a enfin réussi sa recette des Mario 3D en distillant savamment des pincées de ce qui a fait la gloire des Mario d'antan et en y apportant suffisamment d'innovations pour qu'on ait pas la sensation de se retaper un ancien épisode. En fait, les innovations sont minimes en soit (porter une plante, des tuyaux fantômes, des fausses arrivées, des déguisements de goomba...) mais le tout cumulé ça devient gargantuesque. Il n'y a pas un niveau qui ne sort pas de l'ordinaire mais qui réussi pourtant la prouesse de proposer tout ce qu'on aime et qu'on a aimé dans les Mario. Nintendo a enfin trouvé l'alchimie parfaite.

Pour moi, c'est réellement au niveau des musiques que le soft trouve son apogée. La firme Nippone a osé de nouvelles mélodies, de nouvelles sonorités qui collent parfaitement à l'ambiance. Je suis particulièrement friand des musiques des maisons fantômes. A l'instar des Mario Galaxy et de sa gravité hallucinante, Nintendo a choisi d'opter ici pour de la plateforme pure et dure. Grâce au costume de chat, on va pouvoir monter sur les murs et atteindre les sommets du niveau. Même si le monde 1 est une sympathique mais timide entrée en matière, c'est à partir du monde 2 que le soft va devenir totalement électrique, barré et foutraque à la fois. A l'écran on verra des dizaines de choses, des ennemis nouveaux, des capacités nouvelles, des détails qui tuent (la musique qui change quand on passe dans l'eau, les missions sans sauts, le gameplay tactile...) qui créent une ambiance totalement unique.

En multi, le mode est selon moi tout sauf coopératif. Il n'y a pas nécessairement besoin de l'aide d'un autre pour atteindre un point précis (contrairement aux New Super Mario Bros). Il y a par contre un classement de points à la fin et surtout, une petite couronne qui apparaît sur la tête du vainqueur. C'est rien me direz-vous, un détail. Certes, mais les autres joueurs vont inévitablement vouloir vous la voler et dès que le niveau commence, une chasse à l'homme sordide et tordante se met en place. Ignorant le niveau en lui même, on court comme un demeuré après le porteur de la coiffe, quitte à perdre des vies en quantité et à faire échouer tout le monde. Mine de rien, ce côté là est purement jouissif car on sait que tout peut virer au grand n'importe quoi très vite. Et c'est ultra fun. Et je vous dis pas le bordel quand les 4 joueurs auront chacun récupéré une cerise permettant de dédoubler son perso. Quand on se retrouve avec 12 persos sur l'écran (et sans un ralentissement), je vous jure qu'il faut sacrément avoir l'oeil pour s'y retrouver.

Je dirais que le seul soucis du soft outre sa difficulté somme toute anecdotique se trouve dans la gestion de la 3D isométrique qui par moment fait qu'on a du mal à se repérer et qu'on saute parfois à côté d'une plate forme ou d'un bloc. Il faut se repérer aux ombres et une fois l'habitude prise, le jeu avance tout seul, déroulant son tapis de surprise et de fun.

Bref, ce Mario est surprenant, enthousiasmant, et à mes yeux, il est l'un des meilleurs épisode de la saga, voir le meilleur tout court. Mon cœur d'ado nostalgique m'empêche peut-être d'avouer qu'il surpasse Super Mario World et Mario 64 mais il reste un must qui marquera à coup sûr la nouvelle génération. Avec des recettes à l'ancienne remise au goût du jour, Nintendo réussi une fois de plus à nous prouver qu'il ne sert à rien d'avoir une console surpuissante pour s'éclater.

Les rageux vont détester pour les raisons que j'ai évoqué, mais aussi parce que les persos sont trop meugnons en chat (je kiffe grave Peach en chatte, ouais). Ils vont détester parce que pour énumérer le nombre de nouveautés du jeu il faudrait écrire une critique pavé de 700 lignes. Ils vont détester parce qu'il y a fort à parier que ce jeu fasse un carton sur la longueur et qu'on en parle encore pendant très longtemps comme LA référence du jeu de plateforme multi joueur. Ils vont rager aussi parce qu'on a beau tourner la caméra dans tout les sens, rien à faire, on arrive pas à voir la culotte de Peach, mais là dessus, je les rejoins.

Le jeu parfait n'existe pas, la note de 10/10 est celle du cœur d'un joueur qui ne s'était pas autant amusé depuis bien longtemps.